Travailler pendant ses études en France

Compléter ses revenus en travaillant lorsqu'on est étudiant est possible en France quels que soient son niveau d’études ou sa nationalité. Dans une entreprise ou au sein de son université, chaque étudiant a le droit de travailler. Quelques règles à connaître.

Chaque étudiant a le droit de travailler en France

Chaque étudiant étranger a le droit de travailler pendant ses études en France dès lors qu'il est inscrit dans un établissement ouvrant droit au régime étudiant de la sécurité sociale. Ce droit concerne tous les étudiants en France. S’il n’est pas ressortissant de l’Union européenne, l’étudiant doit disposer d’un titre de séjour.

La loi française autorise les étudiants étrangers à travailler 964 heures dans l'année, l’équivalent de 60 % de la durée légale du travail. Travailler à mi-temps ne permet pas de couvrir la totalité de ses dépenses. Il ne peut s'agir que d'un salaire d'appoint.

Lorsque l’on travaille en France, étudiant ou pas, un salaire minimum légal est garanti. Il est couramment appelé le Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Il s’élève à 9,76 euros bruts par heure en 2017. Ce salaire est brut ; il faut en déduire les cotisations sociales obligatoires (environ 20 %) pour savoir ce que vous gagnez réellement à la fin.

Si vous travaillez 10 heures par semaine au salaire minimum, vous gagnerez environ 78 euros nets.

L’autorisation provisoire de travail (APT) n’est plus nécessaire pour travailler pendant ses études, sauf pour les étudiants algériens dont le statut reste défini par l'Accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Etre étudiant et travailler à l'université

En France, les étudiants étrangers peuvent aussi travailler au sein de leur établissement ou université d’accueil. Ces contrats de travail pour les étudiants durent au maximum douze mois du 1er septembre au 31 août. Accueil des étudiants à la rentrée, tutorat, animations culturelle ou sportive, accompagnement des étudiants handicapés… il s’agit généralement d’activités qui contribuent au bien-être et au vivre-ensemble au sein de l’université.

Afin de permettre la réussite des études et l’insertion professionnelle des étudiants, le travail des étudiants à l’université est adapté aux horaires et au rythme des études. Toujours pour la même raison, les étudiants qui travaillent dans les universités françaises ne peuvent pas travailler plus de 670 heures entre le 1er septembre et le 30 juin et pas plus de 300 heures entre le 1er juillet et le 31 août.

Faire un stage dans le cadre de ses études

Dans le cadre de la préparation de certains diplômes, il est obligatoire d’effectuer un stage pour valider sa formation. Étudiants français et étudiants étrangers sont soumis aux mêmes règles :
 

  • le stage doit être encadré par une convention (signée entre l’établissement et la structure accueillant l’étudiant) ;
  • si le stage dure plus de deux mois, l’étudiant doit percevoir une indemnité de 554,40 euros par mois (1er janvier 2017).

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