Compléter ses revenus en travaillant lorsqu'on est étudiant est possible en France.

Chaque étudiant étranger à le droit de travailler

Chaque étudiant étranger a le droit de travailler pendant ses études en France dès lors qu'il est inscrit dans un établissement ouvrant droit au régime étudiant de la Sécurité Sociale (et qu'il dispose d'un titre de séjour s'il n'est pas ressortissant de l'Union Européenne). Ce droit concerne tous les étudiants, y compris ceux arrivant en France pour la première fois ou inscrits en première année ou inscrits à temps plein dans une école de langue.

La législation autorise les étudiants étrangers à travailler 964 heures au plus dans l'année, ce qui correspond à 60% de la durée normale du travail en France. Travailler à mi-temps ne permet pas de couvrir la totalité de ses dépenses, il ne peut s'agir que d'un salaire d'appoint. C'est important !

Il existe en France un salaire minimum, le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) dont le montant est de 9,61 Euros bruts (c'est à dire avant prélèvement des cotisations sociales obligatoires, environ 20%) par heure de travail effectif depuis le 1er janvier 2015.

Il n'est plus nécessaire d'obtenir une "Autorisation Provisoire de Travail" (APT) pour exercer une activité professionnelle d'appoint pendant ses études, sauf en ce qui concerne  les étudiants algériens dont le statut reste défini par l'Accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

L'emploi étudiant au sein des universités

Les étudiants étrangers ont également la possibilité d’occuper un emploi étudiant au sein des établissements publics d’enseignement supérieur. Il s’agit d’un recrutement par contrat pour exercer les activités suivantes : accueil des étudiants, assistance et accompagnement des étudiants handicapés, tutorat, soutien informatique et aide à l’utilisation des nouvelles technologies, animations culturelles, scientifiques, sportives et sociales, aide à l’insertion professionnelle, promotion de l’offre de formation.

Les contrats sont conclus pour une période maximale de douze mois entre le 1er septembre et le 31 août. La durée effective de travail n’excède pas 670 heures entre le 1er septembre et le 30 juin et ne peut excéder 300 heures entre le 1er juillet et le 31 août.

Les étudiants bénéficiaires des contrats poursuivent leurs études et exercent les activités prévues au contrat selon un rythme approprié : les modalités d’exercice des activités et d’accomplissement du volume effectif de travail, prévues au contrat, sont organisées et aménagées en fonction des exigences spécifiques de la formation suivie afin de permettre la poursuite simultanée des études et l’insertion professionnelle des étudiants.